L’Expérience intérieure
思考の種
希望がこれほどまでに強い喜びをもたらすのは、私たちの思い通りになる未来が、同時に無数の形式であらわれ、それらすべてがひとしく魅力的で、ひとしく可能であるからである。(ベルクソン)
Ce qui fait de l'espérance un plaisir si intense, c'est que l'avenir, dont nous disposons à notre gré, nous apparaît en même temps sous une multitude de formes, également souriantes, également possibles. Bergson, Essai donn. imm.,1889, p. 21.
だが、その希望こそが人間の絶望のもとである。ひとは心の中では、どんなことでもできてしまう。片思いの相手が、薄いカーテン越しの五月の光のなかでわたしに微笑みかけるのを、わたしは思い描くことができてしまう。わたしは、この私の仮想空間においては、何にでもなれる、何でもできる。わたしは「すべて」である。おそらくそれは猫にはできないことで、だから猫には逡巡も、後悔も、希望も、絶望もない。
バタイユはこの希望の残酷さを書いているように思われる––––『内的体験』のある一節(「この本はある絶望の物語だ」)。
Mais cet espoir même est la source du désespoir humain. Au fond de lui-même, l’homme peut tout imaginer. Je peux imaginer la personne que j’aime me sourire à travers un fin rideau, dans la lumière de mai. Dans cet espace virtuel qui est le mien, je puis devenir n’importe quoi, tout faire. J’y suis « tout ». Le chat en est sans doute incapable ; c’est pourquoi il ne connaît ni l’hésitation, ni le regret, ni l’espoir, ni le désespoir.
Bataille semble écrire sur la cruauté de l’espoir — un certain passage de L’Expérience intérieure.
逆に、もはや「すべて」であることを望まないなら、今度は「すべて」にたいして疑いをかけることになる。陰険に、自分を宇宙のすべてと混同するような人間は誰であれ、まるで自分が宇宙のすべてであるかのようにして、物事を判断する。それは腹の底で、自分は決して死ぬことはないと想像するのと同じやり方である。わたしたちは、このような雲をつかむような幻想を持って生まれる。この生を支えるために不可欠の麻薬として。だが、どうなるだろう。わたしたちがこの麻酔から醒めて、わたしたちのあるがままの姿をみたなら。おしゃべりな連中のなかで、そのおしゃべりから射し込んでくる見せかけの光を憎悪することのほかにどうすることもできない夜に、深く迷い込んでいる、わたしたちのあるがままの姿をみてしまったなら。苦痛によって、麻酔から醒めたことを認めること、それがこの本の目的である。
A l’encontre. Ne plus se vouloir tout est tout mettre en cause. N’importe qui, sournoisement, voulant éviter de souffrir se confond avec le tout de l’univers, juge de chaque chose comme s’il l’était, de la même façon qu’il imagine, au fond, ne jamais mourir. Ces illusions nuageuses, nous les recevons avec la vie comme un narcotique nécessaire à la supporter. Mais qu’en est-il de nous quand, désintoxiqués, nous apprenons ce que nous sommes ? perdus entre des bavards, dans une nuit où nous ne pouvons que haïr l’apparence de lumière qui vient des bavardages. La souffrance s’avouant du désintoxiqué est l’objet de ce livre.
Georges Bataille, L’Expérience intérieure, Paris, Gallimard, coll. « Tel », 1978 (éd. consultée : 1995).
これを読むと、いつも痛々しい気持ちになる。自分に若さが残っているのを感じる。ひとは、こうしたことに目を向けなくなっていくことを、あるいは、あらかじめ目を向けないことを「大人になる」とか「大人である」とかいう。しかし、多くの場合は、バタイユのような苦痛に耐えた先に大人になるというよりは、光のなかでおしゃべりを続けるための防衛反応として、この事実を隠しているだけではないか。少なくともわたしには、そう見える。
この Ne plus se vouloir tout est tout mettre en cause の箇所、出口裕弘は「すべての事物を訴訟に巻き込むことにほかならない」と訳している。訴訟。この言葉に込められた人間の悲劇を思う。人間は脳内ではほとんど神であり、全能の存在であるが、現実にはそのほとんどが不可能な、有限な存在にすぎない。そのことを受け入れようとすると、今度は、この世のすべてを「訴訟に巻き込む」ことになる。ある種の、義憤ですらありうるような憎悪。この情念を「わがまま」とか「恣意」とかいった言葉に薄めてお茶を濁すことが困難であるような政治制度が、おそらく民主制なのだろう。誰もが「主権者」であるとは、ある資格において、「全能」を要求できてしまうのだから。この意味で、tout mettre en cause はやはり「すべてに疑いをかける」ではなく、「すべての事物を訴訟に巻き込む」くらいに訳出するほうがいいのかもしれない。
Chaque fois que je lis ce passage, il m’inspire un sentiment douloureux. J’y sens qu’il me reste encore quelque chose de la jeunesse. Les hommes appellent « devenir adulte » — ou « être adulte » — le fait de détourner progressivement le regard de telles choses, ou même de ne jamais les regarder d’avance. Pourtant, bien souvent, plutôt que de devenir adulte après avoir traversé une souffrance telle que celle de Bataille, ne fait-on pas simplement que dissimuler cette vérité, comme un réflexe de défense permettant de continuer à bavarder dans la lumière ? Du moins est-ce ainsi que les choses m’apparaissent.
Dans le passage : Ne plus se vouloir tout est tout mettre en cause, Yuko Deguchi traduit : « ce n’est rien d’autre qu’entraîner toutes choses dans un procès ». Un procès. Je songe à toute la tragédie humaine contenue dans ce mot. Dans son esprit, l’homme est presque un dieu, un être omnipotent ; mais, dans la réalité, il n’est qu’un être fini, à qui presque tout demeure impossible. Et lorsqu’il tente d’accepter cette condition, il finit alors par « entraîner le monde entier dans un procès ». Une haine qui peut parfois prendre la forme même d’une indignation morale. La démocratie est peut-être précisément le régime politique dans lequel il devient difficile d’atténuer cette passion en la réduisant à des mots comme « caprice » ou « arbitraire ». Car si chacun est « souverain », chacun peut aussi, en un certain sens, exiger l’omnipotence. En ce sens, tout mettre en cause devrait peut-être se traduire non par « mettre tout en doute », mais plutôt par « entraîner toutes choses dans un procès ».
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n’importe quoi とか、nothing mattersとかについて、上村忠男は「なんであれかまわない」と訳していた。この「なんであれかまわない」ことのニヒリズムと、その超克についても考え続けたい。
À propos de n’importe quoi ou de nothing matters, Tadao Uemura proposait la traduction : « なんであれかまわない ». Je voudrais continuer à réfléchir au nihilisme contenu dans ce « peu importe quoi », ainsi qu’à son dépassement.

